Le téléphone est un appareil de communication, initialement conçu pour transmettre la voix humaine et permettre une conversation à distance...

Pour fonctionner, le téléphone nécessite une infrastructure terrestre ou spatiale, le réseau téléphonique.
Après y avoir raccordé son terminal fixe ou mis en marche son appareil mobile, l’utilisateur ayant souscrit à un abonnement auprès d’un opérateur de télécommunications peut passer un appel téléphonique à un destinataire également raccordé en composant son numéro attitré, ce qui déclenche généralement la sonnerie de l’appareil de destination.

Si la personne appelée accepte l’appel, une conversation téléphonique peut commencer, ce qui se fait en général, en français, par le mot “allô”...

 Histoire

L’invention du téléphone est attribuée à Alexandre Graham Bell en 1876 [1].
Mais on lui connaît plusieurs précurseurs, dont :

  • En France, Charles Bourseul, agent du télégraphe pose le principe du téléphone.
    Il publie un article dans L’Illustration (26 août 1854), sous le titre : “Transmission électrique de la parole”.
  • Philippe Reis, dans une déclaration à la Société de physique de Francfort-sur-le-Main, prononce le mot « téléphone [2] » le 26 octobre 1861.
  • Aux États-Unis, l’italo-américain Antonio Meucci aurait précédé Bell de 16 ans [3].

Le téléphone a été exploité commercialement aux États-Unis dès 1877 et en France dès 1879.
En 1912, on compte 12 millions de postes téléphoniques dans le monde, dont 8 millions aux États-Unis.
Il y avait un abonné pour 12 habitants aux États-Unis, 1 pour 71 en Grande-Bretagne et dans l’Empire Allemand et 1 pour 183 en France.

 Le téléphone manuel

L'ancêtre des téléphones

À ses débuts, le réseau téléphonique est entièrement manuel.
L’appel d’un correspondant est effectué par la procédure suivante :

  • L’abonné décroche le combiné de son téléphone
  • Cette action provoque la chute d’un volet annonciateur au central parfois l’allumage d’un voyant
  • Une opératrice répond à l’abonné, note le numéro du correspondant à appeler :
     :: si le correspondant dépend du même central, la connexion avec l’abonné se fera en « local »
     :: sinon, l’opératrice appelle une autre opératrice chargée du central de rattachement de la personne appelée
  • lorsque l’appelé est joint, les opératrices mettent en relation les deux abonnés.

Le bouton d’appel a été progressivement remplacé par une magnéto. Son rôle est de produire une tension électrique destinée à faire chuter le volet annonciateur du central. L’avantage par rapport au bouton d’appel est la suppression d’une des piles présentes chez l’abonné dont l’entretien était particulièrement coûteux.

 Le téléphone automatique

Téléphone à cadran automatique

Le téléphone automatique a été inventé par Almon Strowger, aux États-Unis vers 1891.
Celui-ci, entrepreneur de pompes funèbres, soupçonnant les opératrices de privilégier son concurrent, voulait éliminer les opérations manuelles lors de l’établissement d’une communication.

Le commutateur automatique sera testé en France dès 1912 à Nice.

L’intérêt du téléphone automatique est d’appeler directement un correspondant sans passer par une opératrice. L’usager décroche le combiné de son téléphone puis transmet à une machine, à l’aide d’un cadran mobile, la série de chiffres identifiant son correspondant (son numéro de téléphone).

Lors du passage à l’automatique en région parisienne, un numéro à trois chiffres a été associé à chaque central téléphonique. Les abonnés devaient composer ces trois chiffres, puis le numéro de leur correspondant. Comme les abonnés avaient en mémoire les noms des centraux de leurs correspondants, on écrivit sur les cadrans de numérotation des appareils, quelques lettres de l’alphabet pour chaque chiffre :

Ancienne correspondance des numéros
1234567890
abc def ghi jkl mn prs tuv wxy oqz

Ce qui permit de conserver longtemps l’habitude, en donnant son numéro, de donner le nom du central, par exemple DANTON et non le numéro 326 correspondant.

Petit à petit, les usagers, en région parisienne, prirent l’habitude de composer les trois chiffres correspondants aux trois premières lettres des centraux :

  • 225 pour BALzac
  • 027 pour OBServatoire
  • 700 pour ROQuette
  • etc.
    (lisez cette page pour la liste complète des centraux parisiens)

Il fallait néanmoins continuer d’appeler l’opératrice par le 16 pour les relations «  interurbaines  » et par le 19 pour les relations «  internationales  ».

 Petite Histoire du Téléphone en France

1837 La première ligne de chemin de fer de France transportant des voyageurs entre Paris et Saint-Germain-en-Laye est inaugurée.
1854 Charles Bourseul, agent du télégraphe pose le principe du téléphone.
Un article de l’Illustration présente ses explications le 26 août 1854.
1858 Première nouvelle envoyée par télégraphe.
1879 Le téléphone est exploité commercialement en France dès 1879.
Le 26 juin, le Ministère des Postes et Télégraphes accordent trois concessions pour l’exploitation commerciale du téléphone.
Premiers abonnés au téléphone en France.
Les trois concessionnaires fusionnent dès 1879 pour constituer la Société générale des téléphones.
Paris profite de la tenue de l’exposition universelle de 1878 pour se doter du plus important réseau urbain.
1884 Premières lignes inter-urbaines installées en France.
1886 Inauguration de la ligne téléphonique entre Paris et Bruxelles.
1890 10 000 abonnés au téléphone en France.
1891 Pose du premier câble téléphonique sous la Manche (Paris-Londres).
1894 Premières utilisations du téléphone par l’armée française au cours de grandes manœuvres.
1902 Un bateau scandinave, en route pour les États-Unis d’Amérique, est pris dans une très forte tempête dans la Manche. Les très graves avaries subies contraignent le capitaine à faire escale à Brest. Le bateau mis en cale sèche, le verdict tombe : entre quatre et six mois de réparations !
Un ingénieur présent à bord prend alors une décision qui sera lourde de conséquences : il décide de décharger la cargaison et de tenter de la vendre sur place.
C’est comme ça que les quatre premiers autocommutateurs (Ericsson) sont entrés sur le sol français.
Ayant vendu ces « centraux téléphoniques » en un temps record, l’ingénieur en question commande alors d’autres exemplaires à sa maison-mère. Et crée une structure locale pour leur commercialisation et leur entretien.
La société Ericsson-France est devenue par la suite Société-Française-des-Téléphones-Ericsson, puis Société-Française-des-Téléphones, puis Thomson-CSF-Téléphone, puis Alcatel !
Et c’est aussi pour ça que les principaux centres de recherche, tant d’Alcatel que de France Télécom, se trouvent dans la région de Brest.
1904 Édouard Estaumie créé le mot « télécommunication ».
1908 Seulement 182 000 abonnés au téléphone en France contre 838 000 en Allemagne et 574 000 en Grande-Bretagne.
Le téléphone est encore perçu en France comme un gadget pour personne fortunée.
1912 Le téléphone automatique fait ses débuts en France. Ces débuts sont toutefois timides et il faut attendre 1924 pour assister à l’inauguration du premier central automatique digne de ce nom à Paris.
Les numéros de téléphone à Paris sont de la forme d’un indicatif de 3 lettres (exemple : MON pour Montmartre) et d’un nombre correspondant tout simplement à l’ordre de la demande (la 100e personne qui demande à Montmartre sera MON-100).
L’automatisation oblige à une correspondance lettre/chiffre, apparaissent alors les 26 lettres de l’alphabet distribuées sur les touches chiffrées, MON devient 606) Cette correspondance qui existe toujours aujourd’hui est désormais utilisée pour les SMS.
fin des années 1970 Le téléphone devient entièrement automatique en France.
1974 Dans certaines villes, il fallait encore plusieurs mois, après la demande de l’usager, pour être raccordé au réseau téléphonique.
1985 En octobre, à 23 heures, (période particulièrement creuse) le numéro de téléphone des français passe de 6 ou 7 chiffres à 8 chiffres.
1996 Le 18 octobre à 23h00, le numéro passe à 10 chiffres, permettant d’accueillir mathématiquement cinq fois plus d’abonnés, car les deux premiers chiffres découpent la France métropolitaine en cinq zones, de 01 à 05.
Le 19 est remplacé par le 00 pour joindre l’international.
1997... Par la suite, d’autres indicatifs ont fait leur apparition, 06 pour les téléphones portables ; 07, 08 (numéros gratuits et/ou surtaxés) et 09 sont également utilisés pour les autres opérateurs (Free, Orange, Alice, etc.)
2001 Un délai de 24 à 48 heures est nécessaire pour l’ouverture de la ligne et le raccordement au réseau téléphonique.
2006 Le 3 avril, Le service des renseignements, le « 12 », est ouvert à la concurrence, des numéros au format 118XXX apparaissent à grand renfort de publicité.
2008 Le nombre d’abonnements à un service téléphonique est de 40,2 millions à la fin du troisième trimestre 2008.
2009 Fin du 3611, l’annuaire électronique accessible par un Minitel.
2010 Ouverture du 07 pour les communications M2M (Mobile to Mobile).

 Plan de numérotation actuel

On l’appelle codage E Z AB PQ MCDU, avec :

  • E
    Exploitant
  • Z
    Zone géographique
  • AB
    Zone départementale
  • PQ
    Centre autonome d’acheminement
  • MCDU
    Identifiant de l’abonné final sur le centre d’acheminement (Millier, Centaine, Dizaine, Unité)

 Le Code Exploitant

Le code Exploitant est défini par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) [4]. La décision définit notamment que sept valeurs seront attribuées, les autres étant réservées pour des usages globaux.

On trouve donc aujourd’hui, les codes exploitant des opérateurs téléphoniques suivants :

  • 0 : réservé : opérateur longue distance et présélection (en 2004, passe par France Télécom)
  • 1 : réservé : aux numéros spéciaux (ex : numéros d’urgence 15, 17, 18, 112, etc.)
  • 2 : en cours de restitution à l’ARCEP (préfixe de Siris, société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFRNeuf Cegetel)
  • 3 : réservé : aux numéros courts (ex : les 36PQ)
  • 4 : Tele2
  • 5 : restitué à l’ARCEP (préfixe de Omnicom puis de Ventelo, société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFR)
  • 6 : restitué à l’ARCEP, préfixe de Esprit Telecom puis de GTS-Omnicom (Ventelo), société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFR)
  • 7 : Cegetel (maintenant Neuf Cegetel/SFR)
  • 8 : France Télécom
  • 9 : Neuf Télécom (société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFR)

L’attribution a été réalisée par tirage au sort (les opérateurs ont été tirés au sort pour savoir qui allait choisir son préfixe en premier) le 16 septembre 1997 et est applicable pour le transport longue distance depuis le 1er janvier 1998.

En raison de la rareté du préfixe E, certains opérateurs se voient attribuer un préfixe à quatre chiffres ou plus (ex : 1645).

 La Zone Géographique

(note : le 0 concerne l’opérateur téléphonique par défaut)

 Indicatifs téléphonique de la France métropolitaine

  • Numéros géographiques :
     :: 01 : Région parisienne
     :: 02 : Région nord-ouest
     :: 03 : Région nord et est
     :: 04 : Région sud-est et Corse
     :: 05 : Région sud-ouest
  • Régions d’outre-mer : voir le site de l’ARCEP (l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).
    On a par exemple :
     :: 262 : Réunion (îles)
     :: 269 : Mayottes (îles)
     :: 508 : Saint Pierre et Miquelon
     :: 687 : Nouvelle calédonie
     :: 689 : Polynésie française
  • Numéros non géographiques :
     :: 06 : Mobiles
     :: 07 : Mobiles et appareils communicants (M2M) à partir de mi-2010
     :: 08 : Numéros à tarification spéciale
    Depuis le 0 800, numéro vert gratuit, jusqu’au 0 899 à 1,34 € l’appel + 0,34 € la minute.
     :: 09 : Depuis le 20 décembre 2005, ouverture de la tranche 09 pour les communications interpersonnelles.
    Ceci pour remplacer les numéros 0 87x apparus avec l’arrivée de la voix sur IP sur DSL (Free FreeBox, France Télécom LiveBox, etc.) et la téléphonie sur Internet (Wengo, Skype, etc.).
    D’autres opérateurs de voix sur IP sur DSL fournissent des numéros géographiques (Neuf Télécom neufBox, Cegetel CBox, Free Freebox avec portage d’un numéro sur une ligne déjà existante, etc.)
  • International :
     :: 00 : préfixe pour appeler l’international.
    Préfixe commun à la plupart des pays dans le monde.

 Quelques Numéros Français Remarquables

  • Avec l’indicatif 1 :

     :: 101X : Opérateur télécom
     :: 112 : Numéro d’urgence européen (marchant aussi à partir d’un mobile)
     :: 118-XYZ : accès aux renseignements téléphoniques (http://www.appel118.fr)
     :: 15 : SAMU
     :: 17 : Police secours
     :: 18 : Pompiers

    et avant :
     :: 11 : anciennement annuaire minitel (devenu 3611)
     :: 12 : anciennement renseignements téléphoniques (arrêt en mars 2006)
     :: 13 : anciennement réclamations téléphoniques
     :: 14 : anciennement agence commerciale France Télécom
     :: 16 : anciennement indicatif régional (16 : appel Paris-Province, 161 : appel Province-Paris)
     :: 19 : anciennement indicatif d’appels internationaux (devenu 00)
  • Avec l’indicatif 3 :

     :: 3246 : RATP

     :: 3611 : Annuaire Minitel (disparaît en mars 2009) [5]

     :: 3613 : Kiosque Minitel commercial
     :: 3614 : Kiosque Minitel commercial
     :: 3615 : Kiosque Minitel commercial
     :: 3617 : Kiosque Minitel commercial

     :: 3635 : SNCF
     :: 3636 : Services publics
     :: 3637 : Téléthon
     :: 3699 : Horloge parlante [6]

 Générateur Mnémotechnique Interactif

Vous indiquez un numéro de téléphone, et le programme vous propose un mix entre chiffres et lettres facile à retenir...
Bref, un bon moyen mnémotechnique pour ne plus oublier les numéros des copains et copines, ou donner le sien d’une manière originale !

Vous avez à votre disposition des dictionnaires* qui permettent de déterminer les numéros mnémotechniques :

Il suffit d’indiquer le numéro de téléphone à traiter et de cliquer sur le bouton “Générer les combinaisons” pour visualiser toutes les réponses.

*Les dictionnaires sont régulièrement enrichis avec de nouveaux mots ou locutions...

Votre numéro de téléphone
Suivant la complexité du numéro,
les calculs peuvent prendre
jusqu’à 3 minutes !

 Quelques Combinaisons Intéressantes...

  • 01 23 28 27 86 0 1 BEAU BRUN
  • 01 53 86 36 32 0 1 JEUNE MEC
  • 02 35 36 32 68 0 BEL ENFANT
  • 02 55 44 28 67 0 ALLIGATOR
  • 02 66 87 38 73 0 AMOUREUSE
  • 03 47 32 83 87 0 DIRECTEUR
  • 03 86 66 26 83 0 ETONNANTE
  • 04 48 97 87 25 0 GITE RURAL
  • 04 47 86 47 37 0 HISTOIRES
  • 05 38 63 62 62 0 JEUNE NANA
  • 05 42 72 47 37 0 LIBRAIRES
  • 06 25 42 37 83 0 MA LIBERTE
  • 06 33 48 28 43 0 MEDITATIF
  • 06 42 66 42 60 0 MIAM MIAM 0
  • 06 96 66 56 83 0 MY 666 LOVE ou 0 MY MOM LOVE
  • 08 35 37 46 63 0 TELEPHONE
  • 08 62 46 36 20 0 UN CINEMA 0

P.-S.

Photo du Téléphone Manuel : « L’ancêtre des téléphones » par Tomasz Sienicki, 2004, prise au Vendsyssel Historiske Museum in Hjørring, Denmark.

Notes

[1] Le 14 février 1876, l’Américain d’origine anglaise Alexander Graham Bell dépose un brevet pour un système de transmission de la voix.
Quelques heures plus tard, son compatriote Elisha Gray fait de même.

Le 10 mars de la même année, Bell réussit à transmettre, avec son montage électrique, une phrase entière que son assistant, Thomas Watson, situé dans une pièce voisine, entend distinctement.

Une bataille juridique s’engage alors entre Bell et Gray, compte tenu des enjeux industriels et économiques pressentis : qui est le véritable inventeur ?
Le premier, un orthophoniste, qui cherche à transmettre la voix ?
Ou le second, un spécialiste de la télégraphie, inventeur reconnu, associé à la Western Electric Company et qui a développé une grande partie des éléments techniques qui serviront plus tard au téléphone ?
Le tribunal donnera finalement raison à Bell.

Photo ci-dessus : Alexander Graham Bell (1847-1922), physicien et ingénieur américain, lors de la première liaison téléphonique de New York à Chicago, en 1892.

[2] Téléphone : Définitions lexicographiques et étymologiques de téléphone du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales).

[3] Antonio Meucci
Le rôle de ce dernier dans l’histoire de l’invention du téléphone a été reconnu officiellement par la chambre des représentants des Etats-Unis en 2001 : « Expressing the sense of the House of Representatives to honor the life and achievements of 19th Century Italian-American inventor Antonio Meucci, and his work in the invention of the telephone. », conclusion de la résolution 269 du 17 octobre 2001 de la chambre des représentants des États-Unis (107th CONGRESS, 1st Session, H. RES. 269, October 17, 2001).

[4] Code Exploitant : la décision 97-196 de l’ART.

[5] Le 3611, l’annuaire électronique, tire sa révérence en 2009...
Après 25 années de bons et loyaux services, le 3611, l’annuaire électronique, tire sa révérence. Sa fin est programmée pour mars 2009, ont annoncé France Télécom et le groupe PagesJaunes.

Le 3611, au plus fort de son utilisation à la fin des années 90, a représenté plus de 5 millions de recherche par mois.
Il faut dire que le service était efficace et rapide. Il permettait de retrouver n’importe quel numéro inscrit dans l’annuaire même avec des orthographes imprécises.
Le minitel, hôte de l’annuaire téléphonique, affichait à la même époque un milliard d’euros de revenus et 20.000 services actifs.

L’arrivée d’Internet et sa fulgurante expansion ont mis à mal la fréquentation de l’annuaire électronique (250.000 connexions par mois de nos jours).

« Avec le développement d’Internet, l’audience de ce service est en chute de plus de 50% par an », a précisé un porte-parole de France Télécom.

De fait, il apparaissait plus que difficile pour un service payant, malgré les quelques minutes gratuites, d’opposer une réelle concurrence face à une Toile capable de délivrer des informations en quelques secondes et en quelques clics.

Le minitel quant à lui, résiste encore. Mais la fin du 3611, qui représente aujourd’hui plus d’un tiers des connexions, devrait précipiter sa disparition.

Après le mythique 12 (les renseignements téléphoniques), c’est donc une nouvelle page de notre histoire française des télécommunications qui se tourne...

[6] Horloge parlante : la version française de l’horloge parlante a été inventée le 14 février 1933 par Ernest Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris. À l’époque elle était joignable au numéro ODE 84.00 (ODE est l’ancien indicatif du quartier de l’Odéon).

Depuis 1967, elle est réglée à partir d’une horloge atomique au césium 133.
Depuis 1975, elle est accessible au numéro 3699, opéré par France Télécom.

Il existe également des opérateurs privés proposant des services d’horloge parlante.